Actualité

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Accompagnement de projet pédagogique APP

Dates des prochains accompagnements en groupe
Commencer l’instruction hors école – 28 juin, 5 et 12 juillet

Créer le lieu de ses rêves : école, classe, tiers lieu  – 30 juin, 6 et 13 juillet
Concilier télétravail et téléécole  – 31 juin, 7 et 14 juillet

Dates des prochains accompagnement en individuel, thématique au choix
Du 20 au 28 juin + du 19 au 25 juillet
Les séances sont espacées par un temps de réflexion personnelle

 

Le feuilleton des mamans 4

Nadine 2 : du contrôle à la souveraineté

Nadine est encore sous le choc. Elle n’aurait jamais cru que ce contrôle de l’instruction allait se dérouler ainsi Elle avait passé de longues heures à lire témoignages, conseils et réponses, passant d’un groupe à l’autre, de Facebook à Messenger, de Whatsapp à des listes de discussion. Elle se sentait prête; Ils se sentaient tous prêts, parents et enfants. Sûrs d’eux, faisant de leur mieux, enthousiastes, heureux, et peut-être même inconscients.

Dernièrement, de nombreuses familles avaient passé cette épreuve. Redoutable pour certaines; Constructive pour d’autres; Avec un effarement frisant la panique, elle avait appris qu’un contrôle, qui, en apparence, se déroule bien, pouvait être relaté tout autrement dans un rapport, qui ne pouvait alors être qualifié que de mensonger. Elle avait appris que les lois, qu’elle croyait devoir être respectées, pouvaient aussi être allègrement piétinées. Elle avait appris que le nécessaire devoir de réserve de certains, pouvait n’être que comme une fleur légère à la boutonnière, envolée d’un mince coup de vent.

Mais comme elle s’était promis de ne plus laisser la peur l’envahir, elle s’était reprise, avait galvanisé la troupe familiale, et souriants de toutes leurs dents, détendus, unis , sincères, ils avaient échangé un clin d’oeil complice, vérifié que le jus de fruits était bien au frais, tandis que le moelleux au chocolat embaumait la maison, prémices d’un goûter de délivrance,

L’inspecteur d’académie et le conseiller pédagogique étaient arrivés. Et rien ne s’était passé comme prévu. Il avait fallu batailler, pour que les enfants ne soient pas séparés des parents, pour que la présence du témoin médiateur soit acceptée, pour que les enfants ne soient pas piégés par des tests portant sur des sujets non étudiés, pour rappeler qu’entre février et juin, le niveau de connaissance d’un enfant ne peut être le même. Et pour bien signifier, que ce niveau soi-disant insuffisant, résultait d’années de scolarisation et non de 6 mois d’IEF.

Ils avaient pensé sauver les meubles, avaient savouré le goûter réparateur puis étaient sortis, avec les chiens et rejoints par les amis, pour une grande promenade libératoire dans la forêt. Il avait fallu raconter, raconter, chacun y était allé de ses anecdotes. Ils avaient repris le cours de leur vie et avaient presque oublié ce pénible moment. Jusqu’au jour où ils avaient reçu le rapport, annonçant clairement un deuxième contrôle, et entre les lignes, une rescolarisation.

Nadine s’était alors sentie comme une lionne rugissante. Elle venait de comprendre ce que pouvait signifier de ne pas scolariser son enfant. Qu’au-delà des lois qui laissent abusivement supposer que les familles non sco sont embrigadées dans des sectes, sont des terroristes, sont radicalisées, ont à voir avec la délinquance, ou ont des velléités séparatistes, puisque toutes les lois qui portent sur ces sujets les concernent, elle venait de comprendre que tout cela, ces lois infondées, le code de l’éducation, ces décrets et circulaires à gogo, ce vademecum qu’elle avait lu et relu, que tout cela, eh bien, cela ne la concernerait plus. Tout simplement. Elle venait de prendre acte de sa liberté intérieure. Pour la dernière fois, elle avait envoyé un mail à la super juriste d’une association. Puis, suite à une discussion familiale animée et pleine d’espoir, elle avait commencé les démarches pour que toute la famille retrouve sa souveraineté.
Photo de Felix Mittermeier provenant de Pexels

 

Je viens d’enregistrer une masterclass pour Famille épanouie
en tant qu’experte de l’instruction en famille.
Diffusion prévue en juillet !

 

Le feuilleton des mamans 3

Mireille : les interrogations de Madame l’inspectrice

 

Mireille remplit machinalement son chariot, l’esprit ailleurs. Par routine, sa main se tend vers les paquets habituels : riz, pâtes, lentilles… Elle continue ses emplettes alimentaires, l’esprit préoccupé. C’est ainsi, après chaque contrôle de l’instruction d’enfants non sco.

Au début, il y a quelques années déjà, forte et campée sur ses certitudes, elle toisait ces familles avec une totale incompréhension. Mais au fil des ans, elle a commencé à nuancer son avis. En fait, chaque rencontre, chaque discussion avec des parents, chaque échange avec des enfants la fait vaciller et remettre en question tout ce qui lui a été inculqué. Et à chaque fois qu’elle inspecte un enseignant, elle pense de nouveau à ces familles, qui l’intriguent de plus en plus.

En réunion, devant ses collègues, elle masque son trouble. Les pratiques de certains la dégoûtent. Elle ne sent suffisamment en confiance avec aucun, donc ne peut faire part de ses interrogations à personne. Heureusement, elle forme une bonne équipe avec le conseiller pédagogique. Ou plutôt, elle formait ! Car il lui a annoncé tout à l’heure, qu’il démissionne à la fin de l’année scolaire. Il se lance, avec d’autres personnes, dans la création d’une école démocratique. Grands dieux ! Comment fera t-elle l’an prochain ?

Son téléphone vibre, elle manque de lâcher la belle scarole qui s’égoutte entre ses doigts. Un coup d’oeil à l’écran. C’est sa fille.

        « Maman, ma nouvelle copine me dit que l’école n’est pas obligatoire ! C’est vrai ? »

Maman / Mireille / Madame l’inspectrice se sent défaillir un peu plus encore. L’inhabituelle chaleur serait-elle en cause ? D’un frappé peu assuré, elle répond à son enfant. Avec un mot en trois lettres.

Photo de George Becker provenant de Pexels

 

Le feuilleton des mamans 2

Instruction en famille : le grand saut et
les sueurs froides de Nadine

 

C’était il y a quelques mois, tout le monde était obligé de « faire l’école à la maison. » Un nouveau monde s’est ouvert à Nadine et à sa famille. Les enfants ont appris, reposés et calmes. De discussions familiales en discussions amicales, la graine a germé, et après un retour à l’école de quelques semaines, pour terminer l’année scolaire, l’automne a démarré différemment des toutes les années précédentes. 

Nadine est persuadée d’avoir tout bien fait. Elle a dévalisé le rayon « Montessori » du libraire voisin, s’est abonnée à une multitude de newsletters, regarde des vidéos le soir, quand les enfants dorment, très sérieusement en prenant des notes. Elle a aussi intégré des groupes IEF – Instruction en Famille – sur Facebook. En lisant des témoignages, elle a parfois ressenti un certain vertige. Ne s’étaient-ils pas engagés, elle, son mari et les enfants, dans une dangereuse aventure ? Mais non , que peut-il leur arriver ? Ils font tout comme il faut. Même son vocabulaire a changé, elle ne parle désormais plus que de bienveillance, de libre choix et d’intérêt supérieur de l’enfant. Qui pourrait le lui reprocher ? Les enfants vont bien, de même que le papa. Et elle aussi.

Enfin, elle allait bien. Jusqu’à ce qu’elle trouve, un matin en ouvrant la boîte aux lettres, la convocation pour le contrôle de l’instruction des enfants. Cette année, si particulière, ils n’ont pas pu se déplacer dans autant d’endroits, visiter autant de musées, rencontrer autant d’artisans que le font d’ordinaire les familles non sco, comme elle le lit sur les blogs où elles partagent leur vie libre. Mais cette année, les enfants ont mémorisé les tables de multiplication, compris l’accord du participe passé, bouclé le programme d’histoire, celui de géo, sont allés bien au-delà du manuel de SVT, car ils ont pris goût à observer les insectes. En fait, la tête lui tourne, ils ont fait tant de choses, elle ne se serait jamais imaginée capable de les accompagner ainsi dans leurs apprentissages. Elle a même l’impression d’avoir appris elle-même une foule de connaissances. Le papa aussi s’est immergé dans cette nouvelles vie. Tout allait bien, jusqu’à ce sale moment.

Elle savait bien, pour l’avoir lu ici et là, que certains contrôles de l’instruction se passent bien, et que d’autres, se passent mal. Mais au dernier moment, sa totale bonne foi a fait place à la peur. Et tout le pouvoir s’est retrouvé dans les mains des odieux visiteurs indésirables. Depuis ce jour sombre, les enfants ont perdu le goût d’apprendre, le père est dans une colère noire, et elle, elle se sent coupable. Coupable de quoi ?

L’instruction en famille est un mode de vie qui ne peut intégrer la peur, qui nécessite d’acquérir de solides connaissances juridiques, de l’entraide, de la force, de la volonté et la conscience de devoir se battre pour faire valoir ses droits, même en s’étant acquitté de ses devoirs. Désormais, Nadine s’angoisse des supposés lacunes des enfants, au lieu de se réjouir de leur joie de découvrir et comprendre le monde. Demain, il faudra que Nadine et sa famille contactent le service juridique d’une association non sco et qu’une procédure soit lancée. Que les enfants retournent ou non à l’école l’année prochaine, car simplement parce que chacun doit être respecté et que leur expérience ne peut ainsi virer au désastre. D’ores et déjà, Nadine s’est promis de ne plus jamais laisser la peur l’envahir face à quiconque.

Photo de Swapnil Sharma provenant de Pexels

Discussions en ligne du 30 avril au 28 mai

En mai, invente la classe qui te plaît
Le vendredi de 20 h 30 à 21 h 30
En ligne gratuit
Discutons et échangeons nos idées
Dates et participants
30 avril : des parents
7 mai : des enseignants
21 mai : des enfants
28 mai : des parents (bis)
pour recevoir le lien de connexion
Photo de Freddie Ramm provenant de Pexels

Le feuilleton des mamans 1

Je sais bien que les enfants ont un papa, en plus d’une maman, mais comme je m’appelle Bernadette, et non Bernard, il est des tranches de vie qui me sont plus évidentes à dépeindre… Si vous vous reconnaissez un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout (tant pis) dans ces portraits, c’est peut-être que nous, les mamans, au-delà de nos différences, nous partageons toutes un  petit quelque chose…

 Entre télétravail et téléécole : le réel ras-le-bol de Bérangère

Bérangère est un condensé de vous, de vos collègues, amies, voisines. Elle a une petite trentaine, un ou deux enfants. Scolarisés. Enfin… inscrits à l’école serait plus conforme à la réalité familiale du moment. Elle a investi dans ses études comme d’autres dans la pierre. Carriériste et ambitieuse, elle compte évoluer et obtenir les promotions qu’elle vise. Elle gagne bien sa vie et table sur de prochaines augmentations de salaire. Elle vit en couple, en accession à la propriété, dans un appartement neuf, au sein d’une résidence soignée et surveillée, en centre ville.
Un peu de tv, de radio, de magazines féminins et de réseaux sociaux suffit à son information quotidienne.

Mais depuis quelques mois, sa vie est chamboulée. Plus de trajets pour se rendre chaque jour au bureau, de discussions avec les collègues, de lèche-vitrine à la pause déjeuner. Bérangère se sent cloitrée, prisonnière, entre ses beaux quatre murs décorés comme dans une revue et ses enfants, qui ne restent plus ni à l’étude ni chez la nounou. Même son mari passe plus de la moitié de la semaine à la maison. Du jamais vu depuis qu’ils se connaissent ! Les écrans : ordinateurs, tablettes, smartphones, sont allumés en permanence. Elle, qui d’ordinaire, déteste l’exercice physique, s’est découvert une soudaine passion pour le jogging.

Quels conseils collaborativEducation peut-elle prodiguer à Bérangère ?

De lire collaborativEducation 4, pour y découvrir :
– un Fab Truck, bien pratique pour qu’une personne compétente assure des heures d’animation technologique auprès des enfants;
– des jeunes gens en service civique avec l’association Unis-cité, démarche de mécénat dans laquelle son entreprise pourrait s’engager en les parrainant
De lire collaborativEducation 10 :
– pour savoir comment déléguer de sa présence à une éducatrice Montessori se déplaçant à domicile.

Pour Bérangère, le temps, c’est de l’argent. Tant qu’elle ne percevra cette période de télétravail que comme une contrainte, elle lui sera difficile à supporter et son mal-être ira en s’accentuant. Bérangère aime sa vie au bureau et sa carrière. Sans rien lâcher sur ses priorités professionnelles, elle peut optimiser son organisation de vie et ainsi éviter de foncer dans le mur, puis de s’étaler, raide, en plein burn-out.

A toutes les Bérangère, pour s’inscrire à l’APP – Accompagnement de Projet PédagogiqueConcilier télétravail et téléécole, le lundi, de 20 h à 22 h, en ligne, il suffit d’un mail
collaborativeducation@mailo.com

Photo de Ketut Subiyanto provenant de Pexels