Films

Films

Réfléchir et se documenter sur l’éducation passe aussi par des films.
En voici une sélection commentée, non exhaustive, régulièrement enrichie.

Reflecting and documenting on education also involves films.
Here is a non-exhaustive selection with commentary, which is regularly enriched.

Des vies sans écoles
Katia Chapoutier
A travers l’itinéraire de quatre familles, nous découvrons, dans ce film documentaire, des chemins différents, menant à l’instruction hors école. Parfois nécessaires et pris dans l’urgence, parfois mûrement réfléchis et choisis, ces sentiers de vie nous convient, entre profonde émotion et questionnements, à reconsidérer notre quotidien, la place que nous accordons à nos enfants, celle que nous nous octroyons et l’ordre de nos priorités.
Voir ce film sur Youtube

Lives without school
Katia Chapoutier

Through the itinerary of four families, we discover different paths leading to education outside of school. Sometimes necessary and taken in a hurry, sometimes carefully thought out and chosen, these life paths invite us, between deep emotion and questioning, to reconsider our daily life, the place we give to our children, the place we give ourselves and the order of our priorities.
Watch this film on Youtube

Etre et devenir
Clara Bellar
C’est un film documentaire qui aura durablement marqué les esprits. Combien de spectateurs, après l’avoir vu, ont eu envie de créer une école démocratique, et sont passés à l’acte ? Combien ont choisi l’instruction hors école ? Combien, en prenant conscience d’un immense gachis dans leur vie, ont pleuré, et ont été consolés par toute la salle ?
Ce film, à l’affiche au cinéma Saint-André des Arts à Paris, France, pendant 4 ans, et diffusé dans de multiples autres villes et pays, a sucité des débats sans fin, souvent tout le reste de la journée, sur le trottoir, devant le cinéma.
Le film et le DVD ont donné lieu à l’édition d’un livre

Being and becoming
Clara Bellar
It is a documentary film that will have left a lasting impression on people’s minds. How many spectators, after seeing it, wanted to create a democratic school, and took action? How many have chosen out-of-school education? How many, upon becoming aware of a huge waste in their lives, cried and were consoled by the entire audience?
This film, shown at the Saint-André des Arts cinema in Paris, France, for 4 years, and broadcast in many other cities and countries, generated endless debates, often all day long, on the sidewalk, in front of the cinema.
The film and the DVD have resulted in the publication of a book

 

Et si les enfants changeaient le monde
FLore Vasseur
Deux jeunes filles habitant Balli, Melati et Isabel Wijsen ont pris le problème du la pollution due au plastique à bras le corps. De « pétitions en grève de la faim, à travers « Bye bye Plastic Bags », elles ont convaincu leur gouverneur d’interdire les sacs plastiques sur l’île.  Par « leur action, elles prouvent qu’il est possible de résister et d’agir. » Le film s’ouvre sur d’idylliques images des fonds sous-marins balinais. La suite est moins glamour : décharges terrestres, sous-mrines et déchets flottant lamentablement.
D’où leur vient leur audace, s’interroge la réalisatrice ? Du fait, répondent-elles, qu’à chacune de leurs idées, elles ont trouvé une oreille attentive qui a cru en elles. Elles sont toutes deux scolarisées dans une « école particulière qui laisse leur individualité s’épanouir », la Green School. Dans cette école, créée 8 ans auparavant, 240 enfants sont accueillis de la maternelle au lycées et encouragés à agir dans la vie quotidienne, à suivre leur vocation, leurs projets, s’engager, trouver des solutions aux défis contemporains. Les compétences mises en avant sont la créativité, l’intelligence collective, la capacité à prendre des décisions, la pensée critique et la collaboration. L’enseignement est aussi basé sur le ressenti individuel, la prise en compte des diverses formes d’intelligence et l’expérimentation. Les frais de scolarité sont apparemment variables et l’école compte 10 % de boursiers.
Son directeur explique que dans cet établissement, les élèves apprennent à apprendre et sont donc ensuite capables de suivre n’importe quel programme dans n’importe quel lieux Que les enseignants sont recrutés sur la base de leurs passions, de leur mode de vie, de leur engagement envers une ou plusieurs causes et sur la base de leur ténacité. Ténacité, qui constitue, avec le respect, les valeurs essentielles transmises à ces enfants.
Le site de la réalisatrice

What if children change the world
FLore Vasseur
Two young girls living in Balli, Melati and Isabel Wijsen, took the problem of plastic pollution head on. From « petitions on hunger strike, through « Bye bye Plastic Bags », they convinced their governor to ban plastic bags on the island. By « their action, they prove that it is possible to resist and act. » The film opens with idyllic images of the Balinese seabed. The sequel is less glamorous: land dumps, submarines and waste floating pitifully.
Where does their audacity come from, asks the director? Because, they answer, they have found an attentive ear for each of their ideas that has believed in them. They both attend a « special school that lets their individuality blossom », the Green School. In this school, created 8 years ago, 240 children are welcomed from kindergarten to high school and encouraged to act in daily life, to follow their vocation, their projects, to commit themselves, to find solutions to contemporary challenges. The skills emphasized are creativity, collective intelligence, decision-making ability, critical thinking and collaboration. Teaching is also based on individual feeling, taking into account the various forms of intelligence and experimentation. Tuition fees are apparently variable and the school has 10% scholarship holders.
Its director explains that in this school, students learn how to learn and are therefore able to follow any program in any location. Teachers are recruited on the basis of their passions, lifestyle, commitment to one or more causes and on the basis of their tenacity. Tenacity, which, with respect, are the essential values transmitted to these children.

L’arbre et le requin blanc
Rafaèle Layani

Les spectateurs, habitués à la non sco et/ou aux écoles alternatives, se sentiront en terrain connu, ceux, adeptes du carnet de correspondance, des notes, des devoirs et de la permission demandée à tout propos, risquent de défaillir. En effet, durant un an, Rafaèle Layani a partagé le quotidien des enfants et des six professeurs de la Freie Schule Tempelhof à Berlin. Frei(e) signifiant libre, c’est donc la liberté de chacun qui transparaît à l’écran.

Les enfants peuvent essayer cette école durant deux semaines, afin de voir s’ils s’y sentent bien. La réaction de peur d’un nouveau, face à trois garçons, donne l’occasion à l’un des professeurs, d’expliquer à ces trois enfants l’importance et l’effet de leur comportement, même s’il a bien compris qu’ils n’avaient pas agi contre cet nouvel arrivant.
Le film se conclut sur la discussion entre un ado, qui va quitter l’école, et un jeune adulte, qui y a été élève. « Tu vas sans doute te rendre compte, quand t’auras fini ta scolarité dans ta prochaine école. T’auras une perception tout à fait différente de ce que t’a apporté ton passage ici. Tu comprends alors ce que ce lieu t’a apporté. (…) Je me suis rendu compte que ma force, que mon passage ici m’avait rendu plus fort. » Le jeune homme continue à détailler les aspects de cette force, son autonomie, son indépendance, la mutiplicité de ses expérience. L’adolescent lui fait remarquer qu’il a raté son bac, que c’ était stupide d’abandonner à quelques mois de l’examen. Le jeune adulte le concède, mais qu’importe, il le repasse, tout en effectuant son service civil volontaire au sein de cette école et s’il le veut, il pourra poursuivre des études en sciences sociales.

The tree and the white shark
Rafaèle Layani
The spectators, used to non-sco and/or alternative schools, will feel on familiar ground, those, adepts of the notebook, notes, homework and permission asked for everything, are likely to fail. For a year, Rafaèle Layani shared the daily life of the children and the six teachers at the Freie Schule Tempelhof in Berlin. Frei(e) means free, so it is everyone’s freedom that appears on the screen.
The children can try out the school for two weeks to see if they feel comfortable there. The fearful reaction of a newcomer, faced with three boys, gives one of the teachers the opportunity to explain to the three children the importance and effect of their behavior, even though he has understood that they did not act against this newcomer.
The film concludes with a discussion between a teenager, who is about to leave school, and a young adult who was once a student there. « You’re probably going to find out when you finish school at your next school. You’re going to have a completely different perception of what you’ve gained from being here.  Then you understand what this place has brought you. (…) I realized that my strength, my time here had made me stronger. « The young man continues to detail the aspects of this strength, his autonomy, his independence, the mutiplicity of his experiences. The teenager points out to him that he failed his baccalaureate, that it was stupid to give up a few months before the exam. The young adult concedes it, but it doesn’t matter, he takes it again, while doing his voluntary civil service in this school and if he wants, he can continue his studies in social sciences.

Elèves en liberté, si tu rêves de changer le monde, commence par ton école
Patrick Séverin

Ce film raconte un quotidien d’élèves et de professeurs en Belgique, à l’Athénée Léonie de Waha. Les élèves n’ont pas pour but de devenir quelqu’un, mais « nous-mêmes », d’être responsables, autonomes, engagés. Ce lieu « explore une façon d’enseigner qui interroge en profondeur le rôle de l’école dans notre société. » Elle n’a pas de mode d’emploi fixe et défini à proposer, mais opère par « expérimentations, par essais et erreurs. » Des projets concrets y sont mis en place. Ils donnent du sens aux apprentissages. Les relations y sont réfléchies et définies comme étant une collaboration entre élèves et professeurs dans un lieu de vie géré en commun.

Dans un tel fonctionnement, nul besoin d’évaluation. Chacun des enseignants sait parfaitement où en sont les élèves, et ces derniers aussi. Notes, bulletins et évaluations n’ont donc pas cours dans cet établissement de façon traditionnelle et arbitraire. « On évalue des compétences disciplinaires mais également des compétences transversales, comme l’autonomie, le respect des valeurs ou la curiosité. Il est également demandé aux élèves de développer de sérieuses capacités en matière d’auto-évaluation. »
Petit piment supplémentaire, à l’écran sont mentionnés des cases représentant des invariants numérotés. En voici quelques-uns : Invariant n° 6 :  Nul n’aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C’est la contrainte qui est paralysante. Invariant n° 11 :  Les notes et les classements sont toujours une erreur. Invariant n° 21 :  L’enfant n’aime pas le travail de troupeau auquel l’individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d’équipe au sein d’une communauté coopérative. Invariant 27  « On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l’école. »
Le site du film

Students on the move, if you dream of changing the world, start with your school.
Patrick Séverin
This film tells the story of a daily life of students and teachers in Belgium, at the Athénée Léonie de Waha. The students’ goal is not to become someone, but « ourselves », to be responsible, autonomous, committed. This place « explores a way of teaching that questions in depth the role of the school in our society. « It does not have a fixed and defined instruction manual to propose, but operates by « experimentation, by trial and error. « Concrete projects are put in place. They give meaning to learning. Relationships are reflected upon and defined as collaboration between students and teachers in a communally managed living space.
In such a way, there is no need for evaluation. Each of the teachers knows perfectly well where the students are, and so do the students. Grades, report cards and evaluations are therefore not carried out in a traditional and arbitrary way in this school. « We evaluate not only disciplinary skills but also transversal skills, such as autonomy, respect for values and curiosity. Students are also asked to develop serious self-assessment skills. »
A little extra spice, on the screen are mentioned boxes representing numbered invariants. Here are some of them: Invariant 6: Nobody likes to be forced to do a certain job, even if they don’t particularly dislike it. It is the compulsion that is paralyzing. Invariant No. 11: Grades and rankings are always a mistake. Invariant No. 21: The child does not like the herd work to which the individual has to bend like a robot. He/she likes individual work or teamwork in a cooperative community. Invariant 27 « We prepare for tomorrow’s democracy through democracy at school. »

Enseigner à vivre, Edgar Morin et l’éducation innovante
Abraham Segal

Ce film s’articule autour de la réflexion théorique d’Edgar Morin sur l’éducation innovante et la concrétisation pratique, qui fonctionne au quotidien depuis plusieurs années, dans cinq établissements publics : le lycée Edgar Morin à Douai, le LAP – Lycée Autogéré de Paris – et le PIL – Pôle Innovant Lycéen, fondé par des professeurs du LAP et également à Paris, l’école Decroly à Saint-Mandé et le micro-lycée de Vitry sur Seine.
Edgar Morin conclut ce film, humainement très riche, en regrettant l’absence de place accordée à la réalité humaine. Il constate « qu’aujourd’hui, les connaissances compartimentées dont disposent nos gouvernants ne les rendent pas capables de voir le tout. Le mode de connaissances actuel aveugle au lieu d’élucider. »
Ce constat est plutôt inquiétant… Ces gouvernants ne sont-ils pas ceux qui prennent et imposent des décisions qui impliquent la société tout entière ?
Le site du film 

Teaching to Live, Edgar Morin and Innovative Education
Abraham Segal
This film is based on Edgar Morin’s theoretical reflection on innovative education and its practical application, which has been operating on a daily basis for several years in five public schools: the Edgar Morin high school in Douai, the LAP – Lycée Autogéré de Paris – and the PIL – Pôle Innovant Lycéen, founded by teachers from the LAP and also in Paris, the Decroly school in Saint-Mandé and the micro-school in Vitry sur Seine.
Edgar Morin concludes this film, humanly very rich, by regretting the lack of place given to human reality. He notes that « today, the compartmentalized knowledge available to our rulers does not make them capable of seeing the whole. The current mode of knowledge blinds instead of elucidating. « This observation is rather disturbing… Aren’t these rulers the ones who make and impose decisions that involve the whole society?

Demain
Cyril Dion & Mélanie Laurent

Ce film est consacré à diverses thématiques : « agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie ». La partie Education est filmée en Finlande, pays bien connu de ceux qui prêtent attention aux résultats des tests PISA. D’emblée, l’équipe du film s’étonne de la beauté du bâtiment scolaire, construit en 2010 dans un quartier assez pauvre. Le proviseur leur répond que cette beauté des locaux permet de montrer à la population l’importance accordée à l’éducation. Ce proviseur évoque le peu de bureaucratie, que les élèves ne sont pas notés durant des années, la confiance circule du gouvernement vers les autorités locales, les proviseurs et les professeurs, donc il n’y a pas d’inspecteurs. Pas davantage de classement national ni d’évaluation. « Nous consacrons notre temps à enseigner, pas à évaluer. » précise t-il. Par ailleurs, « le système éducatif ne change pas à chaque élection, ce n’est pas un enjeu politique. » Enfin, tous les programmes sont modifiés, d’un commun accord, tous les 6 ans. »
Questionné sur la préparation à la vie future de ses élèves, il répond que cet enseignement les prépare à la tolérance, au refus du racisme, à comprendre la différence et le besoin d’aide que peuvent ressentir certaines personnes et à s’aimer les uns les autres.
Le site du film

Tomorrow
Cyril Dion & Mélanie Laurent
This film is devoted to various themes: « agriculture, energy, habitat, economy, education, democracy ». The education part is filmed in Finland, a country well known to those who pay attention to the results of the PISA tests. From the outset, the film team is astonished by the beauty of the school building, built in 2010 in a rather poor neighborhood. The principal replies that the beauty of the premises helps to show the population the importance given to education. The principal talks about how little bureaucracy there is, that students are not graded for years, trust flows from the government to local authorities, principals and teachers, so there are no inspectors. There is no national ranking or evaluation. « We spend our time teaching, not evaluating. We spend our time teaching, not evaluating, » he says. Moreover, « the education system doesn’t change with every election, it’s not a political issue. « Finally, all the programs are modified, by mutual agreement, every 6 years. « Questioned about the preparation for the future life of his students, he answers that this teaching prepares them for tolerance, to refuse racism, to understand the difference and the need for help that some people may feel and to love each other.

Plongez en nos troubles, Les enfants avec TDAH vous parlent de leur scolarité
Benjamin Laurent

Ce webdocumentaire est composé de trois parties consacrées à des enfants scolarisés à l’école primaire, au collège et au lycée. Le TDAH ou Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, est un trouble neurologique. Les enfants, qui en sont atteints, ressentent des difficultés à se concentrer et ils montrent une certaine impulsivité et de l’hyperactivité.
Est-ce normal que ces enfants aient à ce point intégré cette vision d’eux en tant qu’handicapés, en tant que non intégrables au système scolaire ? Alors au final, qui est le plus en décalage ? Ces enfants ou le système scolaire ? Comment évoluent ces enfants dans un système différent, que ce soit en non sco ou dans une école démocratique, dans lequel ils sont libres de leurs mouvements, de leurs thèmes et rythmes d’apprentissage ?
Le site du webdocumentaire

Dive into our disorders, Children with ADHD tell you about their schooling
Benjamin Laurent
This webdocumentary is composed of three parts devoted to children in primary, middle and high school. ADHD or Attention Deficit Disorder with or without Hyperactivity, is a neurological disorder. Children with ADHD experience difficulty concentrating and show impulsivity and hyperactivity.
Is it normal that these children have so integrated this vision of themselves as disabled, as non-integrated into the school system? So in the end, who is most out of step? These children or the school system? How do these children evolve in a different system, be it a non-sco or a democratic school, in which they are free of their movements, themes and learning rhythms?

Mauvais élèves, L’école vue du dernier rang de la classe
Nicolas Ubelmann & Sophie Mitrani
Ils sont une quinzaine à témoigner, face à la caméra. La plupart d’entre eux ont été catalogués, étiquetés « mauvais élèves ». Quelques-unes sont ou ont été enseignantes. Pourtant, malgré cette stigmatisation, ils s’épanouissent dans la musique, l’animation culturelle, l’engagement municipal, la spéléo…Ils racontent leurs mauvaises notes, l’orientation scolaire qui leur a été proposée, leur ressenti, l’effet produit par les appréciations dévalorisantes mentionnées sur leurs bulletins scolaires, leur ennui en classe, l’attitude de leurs parents, de profs et parfois la violence de certains d’entre eux, le manque de sens des apprentissages…
Néanmoins, ce film n’est pas négatif. D’abord parce que tous ses témoins ne se plaignent pas, ne sont pas larmoyants. Ils sont juste extrêmement lucides sur leur vécu, se sont construits et vivent selon leurs choix personnels assumés. Et aussi, parce que, au gré de leurs réflexions, ils proposent des pistes d’amélioration. La Main à l’outil est l’une de ces expériences positives. Elle se déroule le mercredi après-midi, moment que les jeunes ne veulent manquer pour rien au monde. Dans des locaux, qui deviennent étroits vu son succès, des artisans retraités, des papys, partagent leur savoir-faire et des vocations émergent. Et puis, certains se rappellent avec émotion d’une belle rencontre, « d’une prof géniale », d’une autre qui a fait confiance à Sam, en lui proposant un rôle théâtral, qu’il a réussit à ne pas tenir, mais cette marque de confiance a sans doute influé dans sa vie.
Le site du film 

Bad students, The school seen from the last row of the class
Nicolas Ubelmann & Sophie Mitrani
There are about fifteen of them to testify, in front of the camera. Most of them have been catalogued, labeled « bad students ». A few are or have been teachers. However, despite this stigmatization, they flourish in music, cultural activities, municipal involvement, caving… They tell about their bad grades, the school orientation that was proposed to them, their feelings, the teachers and sometimes the violence of some of them, the lack of sense of learning, effect produced by the devaluing assessments mentioned on their report cards, their boredom in class, the attitude of their parents, 
Nevertheless, this film is not negative. First of all, because not all of its witnesses complain, are not weepy. They are just extremely lucid about their experiences, have built themselves up and live according to their assumed personal choices. And also, because, according to their reflections, they propose ways of improvement. La Main à l’outil is one of these positive experiences. It takes place on Wednesday afternoons, a time that young people don’t want to miss for anything in the world. In premises, which are becoming cramped due to its success, retired craftsmen and grandfathers share their know-how and vocations emerge. And then, some remember with emotion a beautiful meeting, « of a great teacher », another who trusted Sam, by offering him a theatrical role, which he managed not to play, but this mark of confidence undoubtedly influenced his life.

Le maître est l’enfant
Alexandre Mourot

Ce film a été tourné dans la classe de Christian Maréchal, une ambiance 3 – 6 ans à l’école Jeanne d’Arc à Roubaix, choisie après que le réalisateur ait visité 22 écoles sur tout le territoire. Il a d’abord institué une période préparatoire de trois semaines d’observation, afin que les enfants s’habituent à sa présence, puis a tourné de mars 2015 à juin 2017. Son déclic lui st venu de la naissance de sa fille, en prenant conscience des phases du développement des enfants. Un jour, il a entendu parler de Maria Montessori et de son oeuvre. Il s’est immergé dans sa réflexion au point de suivre la formation d’éducateur Montessori.
Les bonus de ce films sont passionnants. Il serait presque conseillé de les écouter avant de voir le film puis encore une fois ensuite. A travers divers entretiens avec des spécialistes, le spectateur découvre la vie et l’engagement social de Maria Montessori. Son savoir encyclopédique, sa rigueur scientifique, son militantisme féministe et pacifique, sa notoriété mondiale, ses démêlés avec Mussolini. Dans une autre partie, Christian Maréchal, l’instituteur, qui est aussi formateur pour de futurs enseignants, répond aux questions d’Alexandre Mourot Sa passion pour son métier transparaît dans chacune de ses réponses sensibles et humbles.  Le site du film

The master is the child
Alexandre Mourot
This film was shot in Christian Maréchal’s classroom, a 3 – 6 year old atmosphere at the Jeanne d’Arc school in Roubaix, chosen after the director visited 22 schools throughout the country. He first instituted a preparatory period of three weeks of observation so that the children could get used to his presence, and then shot from March 2015 to June 2017. He was triggered by the birth of his daughter, becoming aware of the phases of children’s development. One day he heard about Maria Montessori and her work. He immersed himself in her reflection to the point of following the Montessori educator training.
The bonuses of this film are exciting. It would almost be advisable to listen to them before watching the film and again afterwards. Through various interviews with specialists, the viewer discovers the life and social commitment of Maria Montessori. Her encyclopedic knowledge, her scientific rigor, her feminist and peaceful activism, her world fame, her quarrels with Mussolini. In another part, Christian Maréchal, the teacher, who is also a a trainer for future teachers, answers Alexandre Mourot’s questions. His passion for his profession is reflected in each of his sensitive and humble answers. The film’s website

Schooling the world, Le dernier fardeau de l’homme blanc
Carol Black

Film en accès libre qui bouscule un peu, beaucoup nos certitudes sur les bienfaits d’un modèle scolaire à exporter et imposer. Ce film dure 65 minutes et est sous-titré en français et en anglais. Sous une photo de jeunes gens en uniforme, une phrase lapidaire donne le ton « Si vous vouliez changer la culture en une génération, comment feriez-vous ? Vous devriez changer la façon d’instruire ses enfants. » tandis que la page de présentation se clôt sur cette remarque glaçante « Les générations actuelles regarderont en arrière et diront : comment avons-nous pu laisser faire cela à ces gens ? » Ce film est une œuvre engagée, qui peut en déranger certains. Il soulève des points de réflexion à l’opposé des discours gouvernementaux et économiques. Le visage de ces enfants, forcés de pratiquer des exercices quasi militaires, de réciter des prières catholiques, de ne pas parler leur langue maternelle, d’être séparés de leur famille pendant des années est difficile à ignorer.  Le site de la réalisatrice

Schooling the world, The white man’s last burden
Free access film that shakes up our certainties about the benefits of a school model to be exported and imposed. This film lasts 65 minutes and is subtitled in French and English. Under a picture of young people in uniform, a lapidary sentence sets the tone: « If you wanted to change culture in a generation, how would you do it? You would have to change the way you educate your children. « The presentation page closes with the chilling comment « Today’s generations will look back and say, ‘How could we let these people do this? « This film is a committed work, which may disturb some people. It raises points of reflection that are the opposite of government and economic discourse. The faces of these children, forced to practice quasi-military exercises, to recite Catholic prayers, to not speak their mother tongue, to be separated from their families for years is difficult to ignore. The director’s website

CaRabA#LebenohneSchule / Living without School

 

28 janvier 2020, de 20 h à 22 h, heure de Paris

rencontre avec Bertrand Stern,
autour du film

CaRabA#LebenohneSchule (Vivre sans école)

 

Pour voir le film
Location
4,95 € pour 72 heures ou 9,95 € pour une période illimitée
Achat
www.caraba.de/shop mais menu disponible seulement en allemand.
Ou envoi d’un courriel à info@caraba.de en indiquant
* nombre de DVD (16 € pièce) plus 4€ de frais de port
* adresse de livraison
modes de paiement acceptés : Paypal ou virement bancaire

Pour poser vos questions à Bertrand Stern
au préalable : collaborativeducation-films@mailo.com
pendant la rencontre : en cliquant sur converser au bas de l’écran

Pour suivre la rencontre
synchrone https://zoom.us/j/6990411735

Bertrand Stern
« Comme philosophe libre et indépendant, je me suis voué, pendant plus de cinq décennies, à une critique radicale des phénomènes de notre civilisation, notamment de l’éducation et de la scolarisation. Après maintes publications (en allemand) et conférences, séminaires, forums etc., il m’a semblé qu’un accès différent et une vue plus émotionnelle sur ce « sujet-tabou » permettraient de sortir des discussions passées – cela a conduit, après cinq années de gestation, au film CaRabA. »

Bertrand Stern
« As a free and independent philosopher, I have devoted myself for more than five decades to a radical critique of the phenomena of our civilization, especially education and schooling. After many publications (in German) and conferences, seminars, forums etc., it seemed to me that a different access and a more emotional view on this « taboo subject » would enable me to break out of past discussions – this led, after five years of gestation, to the film CaRabA. »
www.bertrandstern.de
www.frei-sich-bilden.de

Le film
« Le film CaRabA est une fiction présentant un monde sans école: Comment la vie elle-même pourrait-elle devenir une expérience éducative permanente ? Ce premier long métrage sur une possible éducation du futur examine de façon imaginative le chemin que cinq jeunes trouvent dans ce nouveau paysage éducatif. Cela nous encourage à nous poser quelques questions fondamentales, dont celle-ci: quelles nouvelles perspectives s’ouvriraient à nous si la base de notre positionnement éthique était la confiance – en soi-même et envers les personnes qui nous entourent ? Cet « autre » positionnement éthique concerne en tout premier lieu les relations inter-générationnelles et donc la question centrale: Que faire si l’idéologie scolaire caduque s’avère incompatible avec le droit fondamental de tout un chacun à se consacrer à une instruction libre et autonome ? Là où bien des idées sont une impasse, la fiction de CaRabA permet-elle d’ouvrir des horizons innovateurs ? » https://www.caraba.de/francais/

The film
« The film CaRabA is a fiction about a world without schools: How could life itself become a permanent educational experience? This first feature film on a possible education of the future imaginatively examines the path that five young people find in this new educational landscape. It encourages us to ask ourselves some fundamental questions, including this one: What new perspectives would open up to us if the basis of our ethical positioning was trust – in ourselves and in the people around us? This « other » ethical positioning is primarily concerned with intergenerational relations and thus with the central question: What should we do if the outdated school ideology proves to be incompatible with the fundamental right of everyone to devote themselves to a free and autonomous education? Where many ideas are a dead end, does CaRabA’s fiction open up innovative horizons? »

Translated with www.DeepL.com/Translator (free version)

Commentaires et questions des participants